J’utilise un décapant à base de dichlorométhane. J’ai entendu dire qu’il ne pouvait plus être utilisé. Quelles solutions puis-je adopter ?

Les décapants peinture contenant du dichlorométhane à une concentration d’au moins 0.1% sont interdits depuis juin 2012. Le dichlorométhane pénètre dans l’organisme essentiellement par voie respiratoire. Il peut entraîner des troubles neurologiques à type de somnolence, céphalées, nausées, voire le décès. Il est classé comme substance cancérogène possible *.

Pour choisir un décapant, il faut :

  • Vérifier l’étiquetage et demander les fiches de données de sécurité afin de choisir le moins dangereux.
  • Choisir avec l’aide de personnes compétentes en prévention en santé : médecin du travail, CARSAT, OPPBTP…
  • Ne pas utiliser de décapants contenant des substances cancérogènes mutagènes ou reprotoxiques

ex. toluène, N-méthyl-2-pyrrolidone

  • Eviter les décapants facilement inflammables

ex. acétone, éthanol, méthanol

  • Préférer des décapants à base de diméthylsulfoxide (DMSO), d’alcool benzylique, de 1,3-dioxolane-2-one, de produits aqueux, d’hydroxyde e sodium ou de potassium

 

Les décapants, quelle que soit leur composition, doivent être utilisés dans un espace ventilé, avec des équipements de protection adaptés (gants et masques selon les indications de la fiche de données de sécurité et les conseils des préventeurs). Les personnes doivent être informées des dangers liés à l’utilisation du produit et formées à sa manipulation.

 

(CIRC 2B). Le contact cutané avec ce produit peut engendrer une irritation locale.

Il ne faut pas négliger le risque d’élévation du taux de carboxyhémoglobinémie (jusqu’à 10%) plusieurs heures après une exposition aigue importante.

Un des métabolites du dichlorométhane étant le monoxyde de carbone, un effet tératogène est possible chez la femme enceinte exposée à de fortes concentrations de dichlorométhane.

L’exposition aigue à ce dernier peut être source de troubles du rythme, d’angor, d’infarctus du myocarde ainsi que d’hypoxie.