Peintures et nanoparticules : quels liens ? quels risques ?

Céramique, métaux ou oxydes métalliques fabriqués à des tailles inférieures à 100 nanomètres, les nanoparticules sont utilisées comme additifs dans l’industrie des peintures afin d’en accroître la résistance à l’abrasion ou aux rayures, la protection UV, la résistance à la corrosion, la résistance antibactérienne… Exemple, le dioxyde de titane a été classé 2B (cancérogène possible pour l’homme) par le CIRC en 2006. Il peut être rencontré dans la composition de certaines peintures. Les salariés manipulant ce composé sous forme de poudre pour la fabrication des peintures y sont exposés. Néanmoins, toute technique mettant en suspension ces particules peut générer un risque d’inhalation ou de pénétration cutanée.

L’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) considère l’inhalation de nanomatériaux comme potentiellement dangereuse, aussi elle recommande de prendre des mesures pour éviter ou minimiser l’exposition des personnels (recommandations juillet 2008).

Il est donc nécessaire d’appliquer les règles générales de prévention du risque chimique (R4412 du code du travail).

Les mesures de protection doivent permettre de supprimer les risques de contacts avec l’opérateur ou en cas d’impossibilité de réduire l’exposition à un niveau aussi bas que possible.